Analyse/Quel secteur d’activité n’est pas victime de la voracité du mensonge, et du caractère pernicieux et irrévérencieux d’une cupidité qui ne recule devant rien quand il s’agit de satisfaire des égoïsmes ?
La réalité du quotidien de l’Homme dans un monde où l’expertise a pour vocation de se mettre au service du plus grand nombre, montre que nombreux sont ceux qui sont plus attirés par le gain qu’à l’octroi d’un ensemble de soins d’une extrême importance, dans un ensemble de contextes géographiques où les besoins sont énormes, notamment en Afrique où certaines personnes voient les problèmes de santé publique comme des opportunités d’affaires juteuses, plutôt que comme des préoccupations permanentes à la base de la production d’un ensemble de qualifications d’une extrême nécessité, dans un ensemble de contextes sociaux gangrénés par un ensemble de caractères immoraux qui traduisent à suffisance la normalisation de l’écart, et la banalisation d’une norme sans laquelle il est impossible de fournir un service de bonne qualité qui implique rigueur, rectitude sociale, et professionnalisme.
Généralement quand on parle de charlatanisme et d’imposture, nous pensons directement à tous ceux qui se font passé pour ce qu’ils ne sont pas, afin d’atteindre des objectifs précis. Mais ce qu’on ne met pas toujours en avant est ceci que, le contexte social dans lequel certains professionnels de la santé vivent et travaillent, amène plusieurs d’entre eux à devenir des contrefaçons de ce qu’ils sont censés être.
Cette dure réalité de la vie traduit concrètement le fait que charlatanisme et imposture ne se trouvent pas uniquement à l’extérieur du cercle fermé des professionnels de ce corps de métier. Il se trouve également à l’intérieur d’un secteur d’activité victime d’un ensemble de réalités qui poussent certains à changer de cadre géographiques, tandis que d’autres font le choix d’y rester malgré tout, non pas parce qu’ils et elles aiment plus leur pays que ceux qui sont partis, mais parce que malgré la forte attractivité des propositions extérieures, tout le monde ne peut pas aller travailler de manière permanente à l’extérieur. De plus, Il y a un métier à défendre et des vocations à susciter et encouragé malgré tout au niveau local, afin d’amener les populations à faire davantage confiance à des systèmes de santé locaux qui certes ne sont pas parfaits, mais sont tout de même dotés d’une expertise reconnue à l’échelle internationale, et des plateaux techniques attrayants bien qu’’insuffisants et très onéreux, non seulement pour l’État dans sa globalité, mais surtout les couches les plus vulnérables d’un ensemble de contextes sociaux où les professionnels de la médecine conventionnelle recommandent notamment aux consommateurs, de prioriser les médicaments vendus en pharmacies, tout en reconnaissant l’existence de plusieurs alternatives issues d’une pharmacopée traditionnelle, qui est à la base d’une double méfiance. En effet, malgré son utilité, elle n’est pas sans risques. Non pas pour dire que tous les médicaments issus de la médecine traditionnelle sont mauvais, mais mettre plus en avant la nécessité d’une collaboration avec les instances dirigeantes des secteurs de la santé en Afrique notamment, en vue de donner plus de visibilité à une solution de santé alternative, gangrenée par l’opportunisme de ceux de ces charlatans et imposteurs n’ayant pour seul véritable but que de se faire de l’argent au détriment de la vie des autres.
Parlons donc de cette double méfiance : celle de certains professionnels de la santé de la médecine moderne à l’égard de certains médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle, et celle de ces consommateurs ou potentiels consommateurs ayant un avis mitigé sur l’efficacité de certains médicaments issus de la médecine traditionnelle.
La première s’explique notamment par le fait que les professionnels de la médecine moderne sont constamment témoins du fait que plusieurs personnes contractent des pathologies graves et évitables, parce qu’ils et elles ont eu à ingérer des médicaments issus des circuits informels de commercialisation des médicaments. C’est ainsi qu’après avoir pris un médicament ou un traitement potentiellement dangereux pour sa santé, un patient peut contracter une insuffisance rénale, dans un ensemble de contextes géographiques où nombreux sont ces malades qui ont du mal à faire des séances de dialyses difficiles à vivre de l’avis des principaux concernés qui se trouvent dans un ensemble de cadres géographiques où les prises en charges sont parfois sporadiques et très couteuses, malgré les réductions et subventions dans certains Territoires africains. En effet, quand le fait d’uriner est conditionner par la nécessité de filtrer ou nettoyer le sang du malade avant de le réinjecter dans un corps humain qui doit également être débarrassé de l’excès d’eau, il y a de quoi mettre tout en œuvre pour ne pas laisser les populations consommé n’importe quel produit, même si elles, en parlant des populations, estiment que ces médicaments sont efficaces. C’est dire que la méfiance des professionnels de la médecine moderne à l’égard de certains médicaments issus de la médecine traditionnelle se caractérise notamment par un pessimisme métaphorique qui traduit la nécessité d’une prise de recul à l’égard de certains médicaments à succès proposés par des professionnels de la médecine traditionnelle qui selon certains de leur confrères de la médecine conventionnelle, se doivent de soumettre leur créations à un contrôle de qualité, afin d’obtenir une autorisation officielle des ministères en charge de la santé, avant toutes commercialisations.