Méditation/Comme toutes les autres interrogations existentielles dont les réponses ne dépendent pas premièrement de lui, l’être humain ne peut pas avoir une réponse à la question de savoir ce que c’est qu’aimer par lui-même, parce qu’à la base, il est une conscience qui à la longue, est toujours le fruit d’une suite d’expériences de vies qui font de lui ce qu’il est ; c’est-à-dire, comme le dit Aristote dans sa POLITIQUE (1874), un être apte à discerner les valeurs, à percevoir l’utile et le nuisible, le juste et l’injuste, et le bien et le mal, dans un monde où il devient Homme en vivant avec d’autres personnes, dans des sociétés régies par des lois et des coutumes.
Des sociétés au sein desquelles l’être humain nait et grandi, tout en acquérant un certain nombre de savoirs qui font de lui ce qu’il est, et qui ont une grande influence sur ses points de vues ou déclarations, parce que ces savoirs acquis qui ont été avant son existence, déterminent des choix qui sont des conséquences de l’adhésion de sa conscience à des savoirs et points de vues préexistants qui traduisent clairement le fait que, si la volonté de savoir est inhérente à l’existence humaine, cela ne signifie aucunement que chacune de ses réponses sur des sujets bien précis, dépendent premièrement de lui-même.
C’est la raison pour laquelle, à la question de savoir ce que c’est qu’aimer pour toi, ou ce que c’est que l’amour selon toi, le musulman, le Juif, l’animiste, l’athée, le bouddhiste, le jaïniste, le chrétien, et par extension un citoyen ou une citoyenne du monde entre autres, répondront respectivement en se basant sur un ensemble d’héritages dont les premières fondations ont été posées par ceux et celles qui ont largement contribués à faire d’eux ce qu’ils et elles sont aujourd’hui.
Notre définition de l’amour dépendra donc toujours des choix que nous faisons à un instant présent, toujours lié à un passé qui nous lie aux autres. c’est ainsi qu’en fonction des choix que nous opérons ou que nous faisons, nos points de vues dépendront toujours de celui de nos ancêtres, de la foi de ceux qui ont crues avant nous, de notre contexte de vie ou notre milieu de vie, de notre cadre d’apprentissage, et enfin et surtout, des expériences que nous avons accumulées dans un monde où l’amour a un langage universel qui voudrait que les Hommes s’aiment mutuellement, et le démontrent concrètement par des actes, au point d’aimer même leurs ennemis.
Mais si ces paroles sont peut-être belles à entendre et à réciter, elles ne doivent cependant pas être appliquées naïvement, car aucun Homme n’est capable d’aimer comme il se doit par lui-même. Si nous devons aimer nos ennemis par exemple, c’est parce que nous avons au préalable le devoir, pour ne pas dire l’obligation en tant que croyant, d’inviter au quotidien dans nos cœurs, Celui-là qui pour les chrétiens en particulier, donna sa vie pour le salut de l’humanité, afin qu’Il nous aide à aimer ces personnes ou ces ennemis comme il faut, tout en tenant compte d’un certain nombre de réalités d’une existence au cours de laquelle, la confiance en Dieu n’exclut pas la nécessité de se méfier de certaines personnes, et de certains actes et pratiques en particulier.
L'apôtre Saint Jean nous fait savoir au verset 16 du troisième chapitre de son évangile que Dieu a tant aimer le monde, qu’Il donna son fils en sacrifice, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. L’apôtre Saint Paul renchérie au neuvième verset du dixième chapitre de sa lettre aux Romains en disant ceci (la Bible des Peuples 2015) :
« Tu es sauvé lorsque ta bouche proclame que Jésus est le Seigneur, et que ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. »
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Il poursuit même au verset dix en disant ceci (la Bible des Peuples 2015) :
“Le Cœur qui croit te donne la vrai droiture, ta bouche qui proclame te donne le salut.
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Si vous croyez en ces paroles, c’est une bonne chose. Si vous n’y croyez pas, ce n’est pas grave. En effet, si comme beaucoup d’autres, les chrétiens en particulier sont appelés à proclamer l’amour de Dieu, et de Jésus en particulier, par la qualité de leur vie, tout le monde n’aura pas le privilège de devenir chrétien, malgré le fait d’être appelé à le devenir. Pourquoi ? Parce que l’amour de Dieu qui se déploie comme Il veut, ne se trouve pas uniquement chez les chrétiens ou en milieu chrétien. C’est un amour qui est présent partout où on respecte Dieu, parce que c’est en fait de cela qu’il s’agit : Qu’on croit au Christ ou pas, il faut être assez sage pour être animé d’une crainte qui nous pousse à respecter ce que nous ne connaissons peut-être pas.
C’est pourquoi il est important de parler de ce qu’on connait, sans toutefois injurié ce qu’on ne connait, ou qu’on n’a pas eu la grâce de connaitre, parce qu’on s’est peut-être réfugié dans une religion ou une philosophie qui n’a pas le monopole de la connaissance de Dieu. Autrement dit, celui qui ne croit pas en ce dont les autres croient, doit être conscient du fait que Dieu est capable de tout, tout en demandant ou en priant Dieu, de lui donner la grâce de mieux comprendre la manière dont les autres vivent leur foi en particulier, afin de mieux la respecté, et surtout respecté Dieu, bien que ne partageant pas la même foi qu’eux. En effet, l’amour de Dieu ne se force pas. Il est sincère, se donne sincèrement, et se reçoit sincèrement ou non. Et la négation de l’acceptation sincère de cet amour, réside dans le caractère ingrat d’un monde où les Hommes sont très souvent victimes d’une ignorance qui pousse certaines personnes à en exclure d’autres, d’un amour qui ne se force pas, et dont-ils n’ont pas le monopole.
Au cours d’une leçon d’allemand en troisième année de premier cycle du secondaire, Notre enseignant nous apprenait comment dialoguer entre Nous, et avec les autres, puisque le programme prévoyait des leçons consacrées au dialogue, afin de permettre aux élèves de mieux apprendre la langue. Au cours de cet enseignement, l’enseignant ouvrit une parenthèse qui était liée à l’ordre du jour, puisque dans l’ouvrage au programme, le texte que Nous utilisions parlait de patience, et de modération à certaines circonstances particulières.
C'est ainsi que pendant qu’il regardait deux de Nos camarades dialogué en allemand devant toute la classe, il les stoppa à un certain moment du dialogue pour attirer notre attention sur la nécessité de faire attention à la manière avec laquelle Nous Nous comportons avec Nos interlocuteurs :
« Les amis écoutez ! Une fois je marchais en route, et puis soudainement, une personne arrêta mon bras et me dit qu’il veut me parler de la parole de Dieu. Je lui ai fait savoir que je suis pressé, et que je n’ai pas le temps. Il me répondit en disant : [tu dois croire ! Tu dois donner ta vie à Jésus !] Je lui répondis en disant que je crois déjà au Seigneur Jésus. Et pendant que je poursuivais ma route, il m’attrapa à nouveau le bras et me dis : [Non, tu dois donner ta vie à Jésus.] Je lui ai répondu en disant que j’ai déjà donné ma vie à Jésus. Mais il arrêta de nouveau mon bras et me dit : [Tu dois croire.] Je lui ai répondu en disant : mais, c’est même devenu quoi ? Il me répondit : [tu dois croire. Tu dois donner ta vie à Jésus] Quand il a encore arrêté mon habit, j’ai enlevé sa main sur moi avec force, et j’ai continué mon chemin en lui disant de ne plus me toucher. »
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Il Nous fit même savoir que ce jour-là, il failli en venir aux mains avec ce dernier.
Quand il nous raconta cette histoire, toute la classe était en rire. Et il Nous dit écoutez les amis, (puisque c’est ainsi qu’il nous appelait) :
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« Quand Vous voulez parler de quelque chose à une personne, il faut y allé calmement. »
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En y repensant récemment, nous avons pensé à certains versets de la deuxième lettre de Saint Paul apôtre à Timothée. Premièrement, les vingt quatrième et vingt cinquième versets du deuxième chapitre (La Bible des Peuples 2015) :
« Le serviteur du seigneur ne doit pas être querelleur mais accueillant pour tous. Il doit avoir de la pédagogie, être patient devant les oppositions, et reprendre avec douceur les adversaires, car peut être le Seigneur leur fera changer et ils reconnaitront la vérité. »
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Deuxièmement, le deuxième verset du quatrième chapitre de cette deuxième lettre qui dit ceci : (La Bible des Peuples 2015)
« Proclames la parole, insiste à temps et à contretemps, cherche des arguments, ordonne et encourage, toujours avec patience et pédagogie. »
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