Aménagement des infrastructures de transport au Cameroun : un processus long et prometteur à pas de tortue

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Construire une route ne suffit pas; il faut encore que la réalisation d’un tel projet soit durable. En effet, selon les experts, une route de qualité peut durer 10 à 20 années, avec les travaux de rénovations constants, qui sont d’une extrême importance car si de tels actes ne sont pas posés au cours du temps ou de manière progressive, il est clair que l’enclavement ou le calvaire d’antan, refera surface plus tôt que prévu. Image: 237infos.net

« Cette route n’est pas seulement un chemin. C’est une voie vers le progrès, la prospérité, et l’espoir pour nos enfants… »

Là ou la route passe, le développement suit. Nous connaissons tous cet aphorisme qui conditionne la croissance économique et le bien être social des populations d’un Territoire, à la mise en œuvre et l’entretien progressif des infrastructures de transports. Nous connaissons tous cet énoncé, qui traduit un degré de satisfaction qui ne se limite plus au niveau des promesses abstraites d’un projet à venir qui tarde à voir le jour, mais va au-delà de cette réalité chimérique pour mettre en œuvre de manière concrète, un projet qui permet aux populations de voir l’avenir avec optimisme. Nous savons également à quel point la réalisation d’une nationale, une régionale, une départementale, ou une communale peut amener les populations à voir l’avenir avec un optimisme qui signale en fonction du contexte géographique, la fin ou l’assouplissement de plusieurs décennies de calvaires, dans des Terroirs et villages jadis très éloignés du bitume.

Mais ce que nous ne comprenons pas toujours, c’est pourquoi autant de temps pour désenclaver un réseau routier ? Pourquoi avec tant de potentialités économiques, plusieurs projets routiers sont toujours à la traine ? Pourquoi la réalité du quotidien des populations vivant dans certaines agglomérations et Terroirs aux rues et routes enclavées et en mauvais états, donne le sentiment que ceux qui ont la responsabilité de servir les intérêts du peuple, font plutôt de contraire de ce pourquoi ils ou elles ont été nommés et/ou élus ? 

L’une des raisons qui explique cette réalité déconcertante, est peut être liée à l’âge de la république du Cameroun. Une indépendance acquise en 1960 qui fait du pays un État âgé de 66 années, soit plus de six décennies de constructions et de rénovations qu’il faut le dire, ont tout de même permit d’atteindre des résultats satisfaisants, même s’il faut dire que ce qui a été réalisé, ne représente absolument rien, par rapport à ce qui reste à faire.

«  Les premières routes au Cameroun datent de la période coloniale. Depuis les indépendances, les pouvoirs publics ont mis sur pied un réseau routier moderne. Quoique louable, ces initiatives n’ont pas résolues le problème de désenclavement de l’arrière-pays et des centres urbains qui sont encore moins desservis. Ainsi, les embouteillages et les accidents de circulations  font partie du lot quotidien des usagers de la route. L’entretien des routes requiert d’énormes capitaux. Pour que l’investissement s’amortisse au moment opportun, la maintenance des infrastructures routières et leurs préservations par les usagers devraient être respectées. Or, force est de constater qu’au Cameroun, ce n’est toujours pas le cas. » Leoni Djike Dongmo/ Nkafu policy institute – 20 Décembre 2016

Contrairement aux vielles civilisations qui ont eu plus de temps, et plus de moyens techniques et financiers pour se construire, et même se reconstruire notamment après la deuxième guerre mondiale, les États africains sont pour la plupart des jeunes Territoires indépendants, dont l’acquisition des souverainetés signifiait le début d’une nouvelle ère, qui devait nécessairement être caractérisée par une mise en valeur entre autre du potentiel routier, afin de favoriser la croissance d’un ensemble d’économies aux potentialités multiples.

Et puisque tout ne peut pas être fait d’un coup, il fallait donc comme d’habitude se fixer des priorités. Raison pour laquelle, tandis que certaines tranches de la population nationale utilisaient avec enthousiasme les axes routiers jugés prioritaires par les gouvernements de l’époque, d’autres étaient encore dans l’attente d’un jour où le bitume arriverai dans leur localités, qui continuaient de croupir dans un enclavement rébarbatif, synonyme de calvaire et de sous-développement.

Et parmi ces populations qui attendaient la lumière du jour après plus de 65 années, nous avons les populations de Yoko, dans le département du Mbam et Kim, situé dans la région du Centre, dont la satisfaction du premier magistrat à la suite de l’inauguration de la nationale Batchenga-Ntui-Yoko-Lena-Tibati financé par la Banque africaine de développement, traduit notamment la satisfaction de ces populations qui voient désormais l’avenir autrement.

« Grâce à la construction de la route Batchenga-Ntui-Yoko, nos activités agricoles, commerciales, et entrepreneuriales connaissent un nouvel essor. Cette route a transformé notre quotidien. Elle nous a facilité l’accès au marché. De plus, les femmes de Yoko ont bénéficiées de formations en gestions de ressources et d’entreprises, ce qui a permis d’améliorer et de rentabiliser nos compétences. Nous sommes désormais mieux outillés pour contribuer activement à la prospérité de notre région. » Agnès Attah. Présidente du réseau des femmes de Yoko  

Mais construire une route ne suffit pas; il faut encore que la réalisation d’un tel projet soit durable. En effet, selon les experts, une route de qualité peut durer 10 à 20 années, avec les travaux de rénovations constants, qui sont d’une extrême importance car si de tels actes ne sont pas posés au  cours du temps ou de manière progressive, il est clair que l’enclavement ou le calvaire d’antan, refera surface plus tôt que prévu. Il faut donc davantage multiplier les efforts sur le plan des réhabilitations et de l’élargissement des réseaux routiers où les besoins se font sentir, car en plus de susciter la satisfaction des usagers, une route de qualité permet également à l’État de faire des économies car, vue la cherté du coût des constructions d’une route neuve, il vaut mieux prendre soin des routes, de manière progressive.

« Les travaux de réhabilitation et d’élargissement se situent dans une fourchette intermédiaire. Sur les sections : Maroua-Moutourwa, Magada-Guidiguis, guidiguis-yagoua, les coûts oscillent autour de 498 millions de F CFA par kilomètres. Ces montants confirment une tendance observée dans de nombreux pays africains : réhabiliter une route existante coûte généralement 30% et 50% moins cher que construire une route neuve » Grands Chantiers du Cameroun – Édition de Mai 2026  

La réalité actuelle des ruelles, rues et routes camerounaises, traduit concrètement le fait que sans entretien au cours du temps, le réseau routier est destiné à se détériorer progressivement, surtout dans nos sociétés où  selon les géomorphologues, les constructions de routes doivent davantage tenir compte de l’intensité du trafic sur ces axes routiers prioritaires, en plus de la nécessité impérieuse de procéder régulièrement à des travaux de rénovations constantes, afin qu’une petite crevasse ne deviennent un nid de poule.

« Le climat est un facteur majeur dans la détérioration de nos routes et parkings en enrobé. Les variations de températures, les cycles de gel et dégel, ainsi que les fortes pluies peuvent endommager la structure même de l’enrobé. Les fissures apparaissent plus rapidement dans les régions où les écarts de températures sont importants (…)  Un seul camion sollicite la chaussé autant que 2000 autos. Voilà pourquoi il est important de tenir compte de la densité du trafic avant de concevoir une route. La durée de vie d’une route est de 10 à 20 années, à condition de boucher les fissures. » Via Patch

Dix à vingt années, à condition de boucher les fissures. C’est dire que plusieurs de nos axes routiers qui aujourd’hui ont plus d’une trentaine d’années, et qui s’apparentent à des espaces réservés à des courses d’obstacles, sont dans un tel état, parce qu’on en a pas pris soin comme il se doit. C’est dire qu’on, en parlant du gouvernement, a plus pensé au présent, sans toutefois se préoccupé de ce qu’elles deviendraient dans l’avenir. Conséquences, des rues et axes routiers délabrées, qui sont une des raisons du mécontentement des transporteurs camerounais qui récemment, après une concertation avec des membres du gouvernement qui de l’avis du président du syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun, le président du syndicat national des conducteurs routiers du Cameroun, et le vice-président du groupement des transporteurs terrestres du Cameroun, était satisfaisante. D’où leur choix de lever leur mot d’ordre de grève, à la suite des promesses qui leur ont été faites, et notamment celles liées à la rénovation des routes de plusieurs axes routiers du Territoire nationale.

Les raisons de cette situation sont également et surtout liées aux problèmes de financements, qui sont extrêmement insuffisants. Image : économie du cameroun (EDC)/ Novembre 2024

Le gouvernement a donc des efforts supplémentaires à fournir, en vue de favoriser davantage, le bien-être social des populations, et la croissance d’un produit intérieur brute qui dépend énormément des routes. En effet, si le Cameroun se caractérise également par l’existence d’un réseau ferroviaire, et d’un réseau maritime, en plus de la présence de plusieurs aéroports internationaux entre autres, il faut dire que la route est le moyen de transport le plus utilisé, et le plus rentable. C’est dire que l’économie camerounaise dépend extrêmement des routes dont la qualité laisse à désirer.

Mais quoiqu’il en soit, Le processus de construction et de rénovation des infrastructures routières est appelé à suivre son cours, avec son lot d’insatisfactions. En effet, entre les anciens axes routiers qui sont carrément à reconstruire, et ceux à rénover qui à cause d’un mauvais suivie risquent être elles aussi reconstruites, il faut dire que le chantier est immense. Et s’il faut encore ajouté à ces multiples insatisfactions, l’attente languissante des populations de Malimba, de yébé, de Konjock, de makombé, de Dabanga, de Ndobian, d’Evondo et de Moutourwa entre autres, il faut dire que la file d’attente qui se trouve aux portes du gouvernement et des communes d’arrondissement est interminable, car que ce soit au niveau des nationales, des régionales, des départementales ou des communales, chacune à son poids d’insatisfactions, qui suscitent le mécontentement des usagers qui se demandent si leurs dirigeants ont vraiment le souci de la chose publique dans cette république, car quand de tels faits s’empilent, pour certaines tranches de la population, la raison est claire : c’est la faute à deux maux en particulier et apparemment incurables, dont souffre la société camerounaise : la corruption, et les détournements de deniers publics. Deux gangrènes qui menacent toutes les couches sociales de la société, et qui sont de l’avis de plusieurs, les principales causes de la mauvaise qualité de nos routes et rues. S’il faut en effet reconnaitre comme l’a dalleurs reconnu la principale institution du pays que la corruption et les détournements de deniers publics sont des maux qui menaces nos économies et nos sociétés, il faut également considérer que les raisons de cette situation sont également et surtout liées aux problèmes de financements, qui sont extrêmement insuffisants.

« Les ressources publiques ne sont pas infinies. Les contraintes budgétaires existent et pèsent sur la capacité d’investissement de l’Etat. Mais il faut aussi reconnaitre une réalité : malgré ces limites, les pouvoirs publics continuent d’investir dans les infrastructures essentielles à la transformation économique du pays. Dans le domaine routier par exemple, plusieurs projets structurants sont actuellement en cours. La réhabilitation de l’axe Ngaoundéré –Garoua, l’aménagement de la route Mora-Dabanga-Kousserie dans l’Extrême-Nord, ou encore les travaux de rénovation du réseau dans les régions septentrionales, témoignent des efforts continus du Ministry of Publics Works (Cameroun) pour moderniser un réseau routier qui dépasse aujourd’hui 18000 km » François Eyene Eyene, rédacteur en chef Grands Chantiers du cameroun (Extrait éditorial du 96ème numéro – Mai 2026)

Grace notamment à la vulgarisation des projets qui sont en cours, les camerounais sont non seulement au fait de ce qui est, et de ce qui ne l’est pas. Ils savent qu’il y a d’une part, des projets en désuète pour des raisons multiples, et en cours dans leur localité d’origines ou non, d’autres part. Mais ce qui les préoccupe le plus, c’est la lenteur des réalisations. S’il faut tout de même reconnaitre que des alésas climatiques peuvent être une des causes des lenteurs dans certaines régions, tout comme les contraintes budgétaires, de même que les mauvaises prestations de services qui sont une des nombreuses causes de la dégradation rapide de certaines communales en particulier, ce qui préoccupe le plus les camerounais, ce sont les rallonges budgétaires et de calendrier qui ne respectent pas les dates butoirs ou de réalisation des projets, et qui donnent le sentiment qu’au Cameroun, 1 jour s’apparente à un mois ou une année, parce que plusieurs projets infrastructurels au Cameroun ont eu à bénéficier des financements supplémentaires, et d’un allongement de calendrier, sans toutefois arrivé à terme.

Une situation qui ne favorise pas un mieux-être, dans un contexte géographique où les populations sont très exigeantes envers ceux qui les dirigent. Que ce soit en milieu rural ou urbain, les populations sont préoccupées notamment entre autre par la qualité du réseau routier dans les localités où elles se trouvent, car cela a un impact non négligeable dans leur quotidien. En effet, si joindre les deux bouts, c’est-à-dire, être en mesure de satisfaire honnêtement et quotidiennement ses besoins primaires est difficile, la qualité déplorable d’une bonne partie des infrastructures de transport au Cameroun, rend ce défi quotidien encore plus complexe, surtout pour les producteurs, vendeurs et revendeurs des produits maraichères. En effet, quand acheminer ses produits vers des points de ventes s’apparente à un calvaire quotidien, il y a de quoi se mettre en branle contre ceux qui ont la responsabilité de gérer les voies de transport dans les centres villes, et en périphérie.  

Bien que l'agriculture au Cameroun présente un immense potentiel, elle se heurte à de nombreux problèmes qui freinent sa croissance. L'un des obstacles majeurs est l'insuffisance de routes de qualité. Il est difficile et coûteux d'acheminer les produits agricoles des champs vers les marchés. Résultat : une grande quantité de denrées alimentaires se détériore avant même de pouvoir être vendue. Kevin Boumal – novembre 2025 – blog.agrifrika.org

Les multiples efforts notables entrepris par l’État du Cameroun, dans le but d’augmenter le nombre de kilomètres de routes bitumées, et améliorer la qualité des voiries urbaines via les collectivités territoriales décentralisées laissent à désirer. Depuis son accession à l’indépendance à l’aube de l’année 1960, l’estimation du nombre total de routes bitumées au Cameroun selon un rapport de 2021 du service en charge des travaux publics envoisine les onze mille kilomètres  [11 000 km], sur un réseau routier estimé à plus de cent vingt un mille [121 000 km]. Soit neuf virgule zéro neuf pourcent [9,09 %]. Et en ce qui concerne les voiries urbaines, leurs états de délabrement, et leur quasi inexistence à cause de la démographie galopante d’une part, et l’incapacité d’une certaine classe de la population à s’octroyer un logement qui cadre avec les exigences d’un véritable plan d’aménagement d’autres part, ont accentuées le problème de constructions anarchiques, et suffisent pour montrer à quel point le pays est pauvre en infrastructures de transports de qualité.

Les populations ont des marchandises et ne peuvent pas les écoulées facilement, non pas parce qu’il n’y a pas de routes, mais parce qu’il n’y a pas assez des routes de qualité. Image : fr.journalducameroun/Esther Fossi Janvier 2023

Pour justifier l’insuffisance d’infrastructures de qualité au Cameroun, des sources officielles évoquent notamment le problème de financement, et le problème sécuritaire dans plusieurs régions. Si ces raisons sont valables, elles suscitent tout de même une interrogation : Est-ce qu’il ne faut pas reconnaitre que sur plusieurs points, liés notamment à la construction, la réhabilitation ou la rénovation des infrastructures routières au Cameroun, le gouvernement de la république a partiellement échoué ?    

Les populations ont des marchandises et ne peuvent pas les écoulées facilement, non pas parce qu’il n’y a pas de routes, mais parce qu’il n’y a pas assez des routes de qualité. S’il n’y a pas de routes de qualité à cause d’un problème de financement, cela n’enlève rien au fait qu’il faut trouver le moyen de s’adapter à la situation, en viabilisant de façon permanente les voies d’acheminement des personnes et des biens, en vue de diminuer tout au moins la peine des usagers. Il ne s’agit pas de dire que les collectivités territoriales décentralisées ne font pas, ou ne font pas bien leur travail. Il s’agit de proposer des solutions alternatives et apaisantes pour les communautés villageoises, en attendant l’obtention d’un financement plus significatif. Comment faire en sorte qu’en saison pluvieuse par exemple, les véhicules ne soient pas bloqués en routes ? Comment faire pour assurer une circulation quasi fluide malgré l’absence du bitume, en toutes saisons ?  

S’il faut être réaliste en admettant que ce n’est pas du jour au lendemain, c’est-à-dire, en dix (10) ans par exemple qu’on arrivera à désenclaver tout un Territoire, il faudrait tout de même être plus sérieux sur trois points que nous allons préciser : Premièrement, arrêter de faire demeurer les populations dans un imaginaire irréalisable. Que ceux qui veulent être élus ou qui ont été élus, ainsi que ceux qui veulent être nommés ou qui ont été nommés, arrêtent de promettre ce qu'ils n'ont pas l'intention de faire, ou ce que les circonstances actuelles ne leur permettent pas de réaliser.

Quand on n’est pas capable ou quand on n’a pas été capable de livré un projet dans les délais requis, il faut reconnaitre son échec, et faire de tout son mieux, pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus.

Ceux qui se savent au service du peuple doivent lui fournir un rapport synthétique et permanent, de tous les projets qu'ils gèrent, et non pas des bilans sporadiques qui bien des fois n’ont rien à voir avec les réalités du terrain.

Deuxièmement, apprendre à se contenter de sa paie ou de ses avantages réels. On ne peut pas avoir un salaire et grignoter en plus ce qui ne nous appartient pas. Les fautes de gestion doivent disparaitre, et laisser place à plus de transparence, dans la réalisation des projets. Enfin troisièmement, les populations doivent prendre leurs responsabilités en s’inscrivant sur les listes électorales, afin d’élire ceux et celles qu'ils et elles trouvent vraiment capable d'améliorer leur conditions de vies, car quand même la moitié de l’effectif total d’une population ne s’exprime pas au cours d’un scrutin majeur, il y a de quoi être inquiet.  

L’État ou les collectivités territoriales décentralisées doivent voir dans quelles mesures subventionner ou subventionner en partie, le transport de marchandises des populations villageoises qui vivent dans les lieux enclavés. En exonérant ou en allégeant certains frais, cela permettra aux populations d’avoir au moins l’espoir qu’un jour le bitume arrivera chez elles, comme ceux et celles qui après plusieurs décennies, ont vu arrivé chez eux ou chez elles, ce qu’ils et elles voyaient uniquement chez les autres, et qui est devenu une réalité chez eux ou chez elles, au point de susciter des perspectives d’avenir satisfaisantes pour les décennies futures, sur un Territoire qui poursuit malgré tout, sa longue marche vers un réseau routier de meilleure qualité.                                                                          

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