Nous avons assisté récemment à la restitution du GIGI AYOKWE. Un objet d’appel à la résistance qui a été réquisitionné par l’armée coloniale française qui ne l’a pas pris pour sa beauté ou pour la qualité des sons qu’il émettait, mais parce qu’ils se sont rendu compte que c’était un moyen de défense stratégique. Et c’est une des particularités de cultures africaines. Au Cameroun en particulier, nombreux sont ces peuples ou communautés au sein desquels, la communication à travers des tamtams, tambours, et autres instruments de musiques traditionnels est fréquente. Si en effet le langage musical est universel, et peut être appris par tous ceux qui veulent se donner la peine de le comprendre, le lire, et l’écrire comme il se doit, il faut dire que les africains qui ont eux-mêmes leurs manières particulières de communiquer, notamment à travers des instruments de musiques traditionnels, utilisent également ce langage universel pour mieux valoriser leur cultures locales qui sont des projets de plus en plus soutenus financièrement et techniquement par des ex-puissances coloniales. Si avant en effet, dans un souci d’extension des empires coloniaux, il fallait mettre tout en œuvre pour bannir des cultures jugées barbares et idiotes, aujourd’hui avec beaucoup de recul, les ex-puissances coloniales ont compris que pour mieux valoriser leur propres cultures, elles se doivent de soutenir la valorisation des cultures locales que les nouvelles générations ont le devoir de s’approprier, et surtout se réapproprier, car avec le développement constant de la technologie, il est de plus en plus facile d’être plus européen qu’africain sans avoir été une fois en Europe, américain qu’africain sans avoir été une fois aux État Unis, et plus Chinois qu’africain entre autres, car l’un des principaux éléments essentiels de la valorisation d’une culture à l’extérieur c’est la langue. D’où l’importance de l’apprentissage des langues vernaculaires.
Et même si tous les africains ou ceux qui se reconnaissent comme tel ne les parlent pas, en plus du fait que beaucoup de ces langues aient disparues ou sont pour certaines en voie de disparitions, parce que selon les spécialistes le nombre de personnes qui les parlent ne fait que s’amenuiser, il faut dire que les nouvelles générations ont le devoir de contribuer à leur manière, à une meilleure valorisation de ces langues, afin que de plus en plus de jeunes s’y intéressent, parce qu’il faut dire que la colonisation et la mondialisation notamment, ont en partie contribuées à la disparition de nombreuses langues africaines, en plus d’avoir contribuées à faire en sorte que les africains s’intéressent de moins en moins à leur cultures, et leurs histoires qu’ils se doivent de chercher à se réapproprier et rapatrier, car s’il n’y a rien de mal au fait de parler allemand, espagnol, portugais, chinois, anglais et français entre autres, il est tout aussi important de préserver ce qui fait notre particularité, même s’il faut reconnaitre que pour mieux communiquer avec le reste du monde, et être en communion avec les autres civilisations qui sont tout aussi d’une très grande importance dans un contexte de relations internationales, il faut parler ces langues, en plus d’apprendre à mieux connaitre ces autres cultures, même s’il faut reconnaitre qu’à cause d’elles, plusieurs africains aujourd’hui, ont de plus en plus tendance à se prendre pour ce qu’ils et elles ne sont pas, dans un contexte de mondialisation où les plus grandes puissances exercent toujours une influence économique, technologique, et notamment culturelle, sur les pays en voie de développement. En effet, si chaque Territoire apporte quelque chose dans un contexte de mondialisation, ceux qui apportent les moyens techniques et financiers notamment, sont ceux qui ont toujours le dessus sur les autres, au point d’être à la base du choix de nombreux jeunes africains de copier des habitudes externes, qui donnent l’impression que les africains sont plus attirés par ce qui vient d’ailleurs.
Et même si nous voulons que ce soit seulement une impression, les guerres, conflits armées, en plus de la pauvreté, la corruption, la mal gouvernance, et la précarité du chômage entre autres, balaient d’un revers de la main cette impression, pour laisser place à la réalité d’une extraversion qui est la conséquence de plusieurs facteurs économiques, socio-politiques, culturelles, environnementaux, et surtout technologiques.
Les internationalistes ont pour habitude de dire qu’en relations internationales, celui qui n’apporte rien n’a rien. Comme pour dire que les relations internationales n’ont rien à voir avec la charité. En effet, même les actes de bienfaisances vises toujours l’atteinte de plusieurs objectifs géopolitiques et géostratégiques, qui contribuent d’avantage à entretenir le rêve d’un ailleurs chevaleresque et prodigieux, au point où nombreux sont ceux qui se posent souvent la question de savoir s’il n’y a pas également des références africaines dans tous les domaines, il faut dire que même si il y en a, nombreux sont ces africains qui ont toujours un plus grand penchant pour ce qui vient d’un ailleurs très attractif qui ne cesse d’attirer des foules vers des Territoires aujourd’hui débordés par les vagues d’immigrations illégales devenues insupportables, et qui sont d’une manière ou d’une autre, l’une des conséquences de cette extraversion qui amène notamment plusieurs africains de la diaspora ou non, à mettre sur pieds de manière formelle, des écoles professionnelles et professionalisantes en Afrique, en plus de créer des entreprises ou opportunités d’emplois qui ne suffisent pas, notamment parce que les populations sont de plus en plus tentées d’aller se chercher ou se réalisé ailleurs, au point où face à ce choc culturel inévitable dans un contexte de mondialisation qui se caractérise notamment par la forte attractivité des opportunités extérieures, les africains doivent davantage mettre tout en œuvre pour préserver leurs acquis, et amener davantage les populations jeunes en particulier, à être davantage conscientes de leur rôle dans la préservation et la valorisation d’un patrimoine culturel d’une extrême importance pour leur peuples, et leur pays dont les dirigeants se doivent de continuer à travailler avec leur partenaires internationaux, afin que ce qui a été pris indument aux peuples africains soit restitué car l’une des meilleures manières d’honorer la mémoire des ancêtres, est de prendre des résolutions qui guérissent les blessures du passé, et garantissent des relations fraternelles, respectueuses de la dignité de chaque être humain.
Et s’il est bon de réclamer le retour de ce qui nous appartient, il est encore mieux d’optimiser les mesures visant à inciter la jeunesse à s’approprier d’avantage ce que ses ainés ont pris le soin de préserver et de rapatrier, afin qu’elle s’en approprie ou s’en réapproprie, dans un contexte de mondialisation où les cultures voyagent et s’entremêlent plus vite par le moyen des nouvelles techniques de l’information et de la communication.